mardi 22 janvier
Les yeux fermés, les doigts qui filent et le coeur qui pense.
Cet après midi le ciel était d'un bleu parfait, les rayons du soleil caressaient ma peau blanche d'hiver, il faisait bon. L'herbe du jardin était grasse et commençait à être moelleuse, comme au printemps. J'étais pieds nus et je n'avais qu'une seule envie celle de m'allonger par terre, me détendre, fermer les yeux, penser, les écouteurs aux oreilles. Et puis, parmi la lecture aléatoire, il y a eu cette chanson que je n'avais pas encore écoutée. Un piano-voix comme je les aime. J'ai été surprise par le jeu du piano qui crée une mélodie à la fois mélancolique et énervée, les paroles si simples mais pourtant pleine de véracité et de jugement de soi même, l'interprétation toute en douceur amplie de sincérité et de pudeur, l'émotion qui émane de ces cinq minutes et cinquante neuf secondes d'amour. A l'écoute de ces quelques notes et de ces mots, j'ai repensé à tellement de choses...à moi, et à ces quelques "ils" que j'ai pu avoir dans ma vie. Que d'amours gâchés. Je les ai aimés, vraiment. Mais pas assez pour continuer, pas assez pour rester encore aveugle et naïve, pas assez pour essayer, pas assez pour avoir confiance. C'est certainement de ma faute, mais peut être aussi un peu de la leur si je ne suis plus aussi confiante que j'en ai l'air. J'ai vécu des mois merveilleux d'amour avec certains, mais ça s'est toujours mal fini. Et toujours par mes paroles, jamais par les leurs. J'étais amoureuse, comme par magie et comme cet artiste le dit "être amoureux ça rend fout d'amour". Et puis, d'un coup tout change, c'est toujours sa faute à lui. Une fois l'histoire finie, une fois la tempête passée, on se souvient des bons moments, on sourit, les larmes synonymes du passé montent aux yeux dans lesquels des tonnes d'images défilent, et on se dit qu'on aime, encore et toujours. Et c'est quand on croit que c'est finit, au dernier moment, qu'on repense au commencement et qu'il y repense aussi. Chacun dans notre coin, chacun dans notre vie, on pense à l'un l'autre. Même s'il ne fait plus partie de ma vie pour différentes raisons, je l'aimerai toujours, comme une folle.
Je ne pensais pas dire ça un jour.
Commentaires
j'aime beaucoup, beaucoup ce texte... c'est très beau. Je me reconnais.
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=191617&pid=7659117
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :
