mercredi 23 mai
Ne cherche pas à comprendre...
J'arrive plus à jouer. Mes doigts tremblent et restent bloqués sur les touches en ivoire. Mon cerveau a beau leur ordonner de s'activer, d'appuyer sur les touches, de faire sortir un son de cet instrument que j'aime tant, mais rien. Aucune note. Juste un souffle monotone sans harmonie. Je me force, j'insiste, je fronce les sourcils, mes mains me font mal mais je persiste, il le faut. Je dois y arriver. J'y parviens, tant bien que mal. Le plaisir n'y est pas, je joue parce qu'il le faut. Parce que j'ai une audition dans un mois. Mais c'est mécanique, aucune émotion ne ressort de moi, mon jeu est froid, amer, étranger. Je n'ai pas l'impression de m'entendre jouer, j'ai l'impression que ce n'est pas moi. C'est quelqu'un d'autre, une autre fille. Différente. Et c'est moche. L'espace d'une seconde j'ai envie de pleurer. L'espace d'une seconde, des larmes montent à mes yeux. L'espace d'une seconde, j'ai envie de craquer, de me laisser aller, les yeux fermés, un air de Chopin dans les oreilles... Mon pieds se lève de la pédale dans un bruit sourd. Mes mains d'un geste souple lâchent ces touches identiques et pourtant si différentes. Puis, dans un geste impulsif, mes mains se jettent sur le clavier et frappent ces touches blanches et noires de toute leur force d'ado devenue soudainement qu'une petite gamine. Je pense, je fixe cet instrument qui m'a si longtemps accompagné dans les moments les plus difficiles. Mais cette fois, il n'y parviens pas. J'ai soudain plus goût à la musique. Quel comble... Plus goût à rien. Il y a encore deux semaines, le prélude de Bach était merveilleux, fluide, mélodieux. Maintenant, il n'est qu'un amas de sons désagéables parmi tant d'autres. Il y a encore deux semaines, ces arpèges de la comptine m'enmenaient dans un autre monde. Maintenant, ils restent dans mes mains et n'en sortent plus. Il y a encore deux semaines, cette valse de Chopin me donnait des frissons et me procurait une émotion indesciptible. Maintenant, elle est déplaisante et hâchée. Ma musique est blasée. Tout autant que je le suis. Mes doigts reflètent mes pensées. Je ne joue que ce que je ressens actuellement : du dégoût, de l'incompréhension, de la colère, de l'incertitude et de la tristesse. Merci qui ?
Faîtes moi rire, pleurer, aimer et vivre afin que je ne vous déçoive pas le 29...
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Récemment, on m'a dit que j'étais bonne comédienne. Et bien, vous pouvez admirer mon jeu d'actrice tout les jours désormais...
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jeudi 17 mai
Nevermind
Pour l'instant, j'ai plus internet, ni de portable. Donc vous inquiétez pas si vous n'arrivez pas à me joindre. Je vous rassure je suis encore vivante...
A bientôt, bisous <3
vendredi 04 mai
Parce que ça nous ne coûte rien...
Parce que la vie est bien trop courte...
Et qu'elle emporte souvent des étoiles.
Parce que cette émission m'a touchée
Et qu'il faut agir
Parce que Nous, on a la chance d'être en bonne santé
Et qu'on ne se rend pas compte à quel point la santé est fragile
Parce que certains trouveront cet article ridicule
Et que je m'en contrefiche
Parce que je pleure à cause de cet égoïsme
Et que la vie ce n'est pas du chacun pour soi.
Alors, donnez. Donnez ce que vous pouvez, ce que vous possédez en votre fort intérieur.
Il faut en prendre conscience, on y pense pas assez.
Des milliers d'enfants sont malades et n'espèrent pas dépasser les 25 ans.
Réfléchissez.
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C'est décidé, je donnerai mon sang, mes organes, mon énergie aux malades, dans la mesure du possible.
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Il aurait du avoir 24 ans dans 9 jours. La vie se donne aussi vite qu'elle se reprend.
mercredi 18 avril
A un de ces jours... ou à jamais.
J'en ai marre. Rien ne va.
Même ici, ça va pas.
vendredi 09 mars
Quand le temps vous manque
J'ai envie d'écrire.
Mais j'ai pas le temps.
J'ai pleins de choses à vous dire.
Mais j'ai pas le temps.
Je n'ai plus le temps de rien.
A venir : vieilles photos... Si je trouve le temps.
jeudi 01 février
Nada importante amor...
J'ai envie d'écrire. Mais je ne sais même pas quoi écrire tellement je suis blasée. Je crois que l'Amour avec un grand A n'est pas pour moi. Je ne suis qu'une fille de passage, une séductrice d'après eux, qui satisfait les envies soudaines et qui éveillent des sensations différentes de l'Amour avec un grand A. Je suis l'amante ou la maîtresse, comme vous voulez. Mais je ne serai jamais L'Amoureuse avec un grand A. Semblerait que ça n'est pas pour moi, que je ne suis pas faite pour l'être. Je suis ce qu'on pourrait qualifier d'une Salope qui pique les mecs des autres sans le vouloir. C'est ce que tu te dirais, toi si tu étais sa copine. Sauf que je n'ai pas choisi de l'aimer Lui. Croyez-moi j'aurais préféré tomber sur quelqu'un d'autre, quelqu'un de libre, qui n'ai d'yeux que pour moi et qui passe du temps avec moi et personne d'autre. C'est ça l'Amour avec un grand A. Quelque chose auquel je n'ai jamais été confrontée, quelque chose que je n'ai jamais connu mais quelque chose que j'ai toujours attendu. Ouai, j'ai le don de me mettre dans des situations invraisemblables, on peut le dire... Et tout ça, sans le vouloir. C'est fou quand même à quel point la vie est un cercle vicieux. Pour Lui, je suis "la Passion". Je resterai toujours "cette Passion" meurtrière et destructrice. "Cette Passion" de merde, que je n'ai jamais voulu être. "Cette Passion" qui me bouffe un peu plus chaque jour, chaque fois que je l'aperçois dans ses bras, chaque fois que je pense à Lui, chaque fois que je le vois tout simplement. C'est con l'Amour. Surtout quand il n'est pas réciproque. Enfin... pas assez réciproque pour qu'il la laisse tomber, pas assez réciproque pour prendre des risques et vivre "cette Passion" qui pourrait devenir l'Amour avec un grand A. Il suffit seulement qu'il le veuille vraiment...
Il a préféré "la Sécurité" en laissant "la Passion" de côté...
Tant pis...
Et pourtant je l'aime...
jeudi 18 janvier
N'ayons pas peur des hyperboles.
Si je pouvais vivre la situation à sa place, il en souffrirait moins... Que Dieu le garde...
Calvaire d'un jour ou de toujours, situation atroce d'un quotidien insupportable.
Lui, si doux, si beau, se présente à ma vue. Surmontable mais avec quelques mensonges, quelques "je t'aime" balbutiés, afin de faire illusion que tout va bien entre nous. Je suis dans ses bras mais je pense à l'autre. L'autre homme que j'ai rencontré il y a tellement peu de temps que ce serait presque inconcevable de prétendre le "connaître". L'autre homme qui me rappelle tant de souvenirs. L'autre homme, celui qui incarne l'idéal à mes yeux ; même si l'idéal je suis déjà sencée le posséder...
Période de doutes, accompagnée de la remise en question de toute une histoire d'amitié, puis d'amour et enfin de passion. Est-il possible de renier ses sentiments au profit d'un autre être ? Je suis impure, je pense à l'adultère, à l'amant qui ne connaîtra peut-être jamais plus que mon prénom. Je pense à des situations inextricables, je ne peux m'en empêcher, c'est inexplicable.
Quelques jours passent, et cette histoire devient lubie. Fixation. Savoir que je suis proche d'un gouffre amoureux m'effraie mais m'attrait. Rassurez moi, dites moi que ce n'est que le fruit de la routine, le fruit d'une relation qui se veut monotone à cause de son quotidien homogène. Rassurez moi, dites moi que tout celà s'arrangera sans que personne n'en souffre sauf moi...
Que Dieu les garde...
vendredi 22 décembre
Pourquoi ces choses là n'arrivent pas aux autres ?
THUNDERBOLT.
_OUI, MOI. MOI MÊME J'Y COMPREND RIEN.
POURQUOI JE NE L'AI PAS POUR MOI TOUTE SEULE D'ABORD ?
POURQUOI CES HISTOIRES N'ARRIVENT QU'A MOI ?
POURQUOI J'AI PAS DE CHANCE EN AMOUR ?
POURQUOI ON NE PEUT PAS S'AIMER SIMPLEMENT...?
POURQUOI PUTAIN !?_
Je n'ai toujours pas compris ce qu'il m'arrivait, l'amour m'est tombé dessus comme ça, sans rien demander sans même prévenir. Je ne m'y attendais pas. Je n'y comprend plus rien. Je pense à lui sans cesse, il me manque, je veux être avec lui. Mais c'est pas possible. Pourquoi je dois le partager ? Véritable torture de le voir avec une autre, véritable torture quand il me lance ses regards qui en disent longs mais qu'on ne peut rien faire, véritable torture de ne pouvoir le toucher, l'embrasser et même entrelacer nos mains qui ne demandent que ça, véritable torture de ne pouvoir le sentir près de moi, véritable torture de ne pouvoir me blotir contre lui pour qu'il me tienne chaud et pour sentir son coeur... Je ne peux pas. Que faire ?
" Elle a le droit de poser ses mains sur ton corps
Elle a le droit de respirer ton odeur " 
lundi 20 novembre
Vous allez pas me croire...
L'amour ça pue, c'est pour les nazes.

Photo : Centre Pompidou, 11 octobre.
mercredi 11 octobre
C'est la merde.
Je me suis cassée le doigt ou plutot, je me suis fais casser le doigt (index de la main droite, je précise).
C'est la misère.
Fini piano, ArtP, badminton, sport...Je ne peux plus écrire. Et cela durant les 3 semaines qui suivent ; tout ça à cause d'une vieille blatte (oui, je vous assure qu'elle ressemble vraiment à un cafard) qui ne sait pas placer un pied devant l'autre et maîtriser ses mains qui partent dans tous les sens.
J'explique.
J'étais tranquillement en train de jouer au basket (oui oui, j'avais sport). Je m'apretais à attraper la balle d'ailleurs (oui, ça m'arrive de temps en temps) mais cette sale censue a donné un gros coup de poing sur le ballon ce qui fait qu'il a attérit directement sur mes doigts. Huuuummm la chance me diriez-vous ! Donc voilà, doigt devient bleu, passe par le violet pour enfin terminer jaune...
Charmant.
- Retour maison 18h, direction les urgences de Senlis. Attente interminable.. Je me prends à vouloir jouer au magnifique chateau en plastique qui se trouve devant moi.. Mais un Monsieur me dit que j'ai passé l'âge peut être.. Du con !! Je fais ce que je veux, non mais ! J'ai cherché désespèremment les Barbies, en vain. Il n'y en avait pas. Du coup, je me suis jetée sur le distributeur de nourriture qui trônait au milieu de cette vaste salle qui pue l'hôpital. [ Oui, j'ai ommis de vous dire que je hais l'hôpital, ça devient phobique il me semble..]
- Résultat : un paquet de curly + un snickers + un bounty + une bouteille d'eau (oui je fais attention de manger équilibré [ tu parles ! ] ), le tout pour 4€50 tout de même (l'hôpital c'est pas gratuit en fait ^^).
- 22h, je suis toujours sur mon putain de siège en fer avec des trous, qui fait super mal au fesses et dans lequel t'as super froid (eh oui à l'hôpital, tu n'as pas seulement un manque d'effectif, mais aussi un manque de moyens, alors faîtes des dons s'il vous plait ! Pensez aux gens comme moi, vous pourrez être à cette place un jour [ je ne vous le souhaite pas ! ] )
- 22h30, ENFIN, une infirmière appelle mon nom, c'est mon tour quoi !! yeah ! Un quart d'heure plus tard je ressors avec un bandage. Retour chez moi 23h, dodo 00h00.
Je suis fatiguée. Je vais la tuer. Je la hais. Mais il y a lui*, qui m'a appelée.
Je l'ai vu aujourd'hui. Pas beaucoup, mais je l'ai vu. C'est déjà ça, c'est un bon début, non ?
Photo 1 : Un hôpital ? non, juste les couloirs du lycée...
Photo 2 : Pub de Calvin Klein Jeans <3





