jeudi 06 septembre
Stop looking the other way
Je vous préviens tout de suite, ce post n'aura rien de bien amusant, ce sera plutot un amas de mots plus moroses les uns que les autres. Désolée d'avance...
Il y a des vérités qui font mal à entendre. Des vérités difficiles à croire ou à admettre. Il est cependant rare qu'une vérité cumule ces trois caractéristiques. Et pourtant si.
Je ne vais pas étaler ma vie "amicale" sur ce blog, là n'en est pas l'utilité, mais il y a certaines choses que j'ai apprises récemment que j'ai du mal à encaisser. Et il faut que j'écrive, c'est la meilleure des thérapies semblerait-il.
C'est impressionnant comme certaines personnes peuvent vous embobiner, vous manipuler, vous faire dire des choses que vous n'avez jamais dites ou même vous faire détester. Le pire dans tout ça, c'est qu'elles ne paraissent pas comme tel, on leur donnerait le bon Dieu sans confession... Mais par derrière... Bref, vous revenez de vacances, contente de revoir tout le monde et au bout de quelques instants, vous vous rendez compte de quelque chose d'anormale : personne ne vous saute au coup, personne ne montre une quelconque marque de joie en vous voyant arriver, personne n'engage la conversation avec vous et quand vous vous lancez pour dire bonjour, on vous répond séchement, d'un air renfrogné. Ne vous attendez pas à un "ca va", c'est trop demander et encore moins à un sourire. C'est donc là, que vous vous dîtes "merde, y'a un problème". En effet, en deux mois l'image que les gens ont de vous à complètement changé pour on ne sait quelle raison (enfin si, on sait, mais chuuuut), certains se mettent à vous mépriser alors que précedemment vous les considériez comme des ami(e)s proches, des rumeurs circulent, des choses que vous auriez soidisant dites, certains continuent de vous parler comme si de rien n'était alors que vous savez pertinemment qu'ils balancent derrière votre dos. Eux, par contre, arrivent tout sourire, la langue déliée ou plutot bien pendue et ils blablatent. Il y a aussi ceux qui vous ignorent complètement, qui ne savent même plus que vous faites partie de cette planète : "Qui ? Anaïs ? Connaît pas." Ouai. L'humain est ingrat, méprisant et sans coeur. En revanche, ils ont un cerveau en perpétuelle activité pour élaborer des plans machiavéliques pour vous éliminer de la circulation. Eh oui, le pire c'est que c'est des purs génies ceux là ! Plus intelligents qu'eux tu meurs ! Quel dommage d'utiliser son savoir au service du vice... Vous trouvez pas ? Et puis vous, la bonne poire, vous les croyez, vous leur faites confiance, vous vous confiez... Désastre. Au final, ils se sont justes servie de vous, oui je sais, c'est malheureux. Viens le moment de la révélation, petit à petit vous comprenez qu'on vous prend pour une conne. Une bonne conne même ! Mais bon, il y a ce qu'on appelle "L'obscurité du vrai" (non rassurez vous, je ne l'ai pas inventé, c'est dans mon bouquin de philo...) : "Avant que l'esprit cherche la vérité, il faut admettre qu'elle existe, et que nous pouvons l'atteindre." Mais bon, tout le monde dira que c'est difficile d'admettre qu'on s'est fait prendre pour une conne... Et c'est donc pour ça, qu'on met beaucoup de temps à se l'avouer, surtout quand c'est une lourde vérité. Ca ne fait jamais du bien d'apprendre qu'on vous a mentis pendant un certain temps, qu'on vous a roulé dans la farine tout en similant une amitié des plus profondes. J'ai horreur des histoires, des engueulades, mais là, ça a été trop loin, plus qu'une goutte et ça va pas tarder à déborder... Je ne suis pas d'esprit rancunier ou vengeur, mais maintenant je suis rentrée dans une optique complètement différente. Il ne faut pas trop jouer avec moi, sauf si vous voulez vous en mordre les doigts. La vengeance est un plat qui se mange froid, tout vient à point à qui sait attendre, n'estcepas... Point final.
Désolée de vous avoir bassiné avec ce long texte, mais j'en avais besoin. Maintenant, ça va mieux.
mercredi 18 juillet
Comment ça je suis vieux jeu ?
Après un après midi de lézardage dans mon transat jaune tournessol, je viens vous faire part de quelque chose qui m'a quelque peu scandalisé ! Donc, vers 18h, une menthe à l'eau à la main et la peau couleur vermillon (avec quelques touches de blanc opaque, beh oui, avec l'indice 40, je peux te dire que les rayons de notre bien aimé soleil n'effleure même pas un milimètre de ma chère peau douce et innocente !), je me suis dis "bon Anaïs, je pense que tu as assez cramé aujourd'hui, va te poser devant la télé, histoire de changer tes habitudes et de refroidir un peu...".
J'allume donc the télé trop bien qui déchire tout sa race même qu'il n'y a jamais rien à voir en ce moment, m'affale dans le canapé tout doux moelleux en cuir, un coussin calé dans le dos et regarde la publicité... Pitoyable oui je sais. Mais attends cher lecteur, tu n'as pas finis de tout lire, plus bas il y a encore pire...(mouahahah, t'as peur hein ?!).
Youhou, fin de la pub, trop cool ce soir y'a "Mystère" la saga de l'été... T'imagines même pas comment c'est culcul et combien j'aime les sagas... En l'occurrence là, ça parle d'extraterrestres ! Si si je te jure. Et biensûr, l'éternelle et innévitable romance entre l'héroïne de la saga et un gars (soit flic, soit avocat, soit docteur, soit quelqu'un de sa famille qu'elle ne connait pas et même qu'après elle se rend compte que c'est son demi frère et elle est traumatisée parce qu'elle a couché avec ! T'as vu, trop cool, j'tavais bien dis...)
Bref, commence donc l'émission trop in de l'été : j'ai nommé Secret Story (prononcé à la française comme le fait si bien Castaldi, ça donne : Seucrète StôRie, faut bien insister sur le "R" de story...). J'avais déjà regardé 3 ou 4 fois, comme ça, pour voir quoi. Mais là, c'était vraiment le summum (cf 113, ahah non non je n'aime pas le rap !! c'est juste histoire de; enfin tu vois le genre quoi). Alors l'émission commence par les geindres d'une certaine Laly, vulgaire à souhait, cheveux noirs (colorés) très long tirés très fort en queue de cheval haute, bronzée ou plutôt "uvée" comme pas possible, percings nez et nombril, débardeur rose fushia tel les topy de Jennyfer et jogging brillant noir certainement griffé Pimkie. Le tout dans un corps d'une femme de 26 ans avec pour seuls mots à la bouche "putain quoi", "merde quoi", "fait chier quoi", "ça me casse grave les c*uilles quoi", soidisant stripteaseuse (ça je veux bien le croire) et... flic !!! Toujours est-il que je l'ai vu pendant un quart d'heure déblatérer "vas y je vais me casser, ça me gave vraiment de trop ici, tu vois ce que je veux dire quoi, faut arrêter de me prendre pour une conne quoi, putain les décisions je les prends toute seule quoi, ça me casse grave les c*uilles ce qu'elle fait cette p*tasse" et j'en passe... Charmant hein ? Mais attends, lecteur, c'est pas finis...
Pour détendre l'atmosphère de ce remake de loft, "La voix" (en fait, c'est un gars qui leur dis de faire ça, de dire ça, en gros, c'est le responsable prod' qui décide de faire concours t shirt mouillés quand y'a pas assez d'audience !!!! attends faut pas me prendre pour une conne non plus hein ;-) décide d'organiser une soirée "cabaret" donc le groupe des garçons doit préparer une choré ainsi que le groupe des filles qui ont une "barre" de strip en guise d'accessoire (si ça c'est pas un clin d'oeil à Laly et à Ophélie... Ouai, y'a DEUX stripteaseuse dans ce jeu...). Avant leur spectacle, pour pimenter un peu la journée, il y une putain de grosse embrouille entre Tatiana (une mannequin blonde) et... Laly biensûr (on s'en serait pas douté hein ;-) qui lui dit : "je vais te foutre mon poing dans ta gueule !". Et vas y que je t'insulte tout ça à coup de "conne", "pute", "salope" et j'en passe. Si bien que Tatiana, à bout de nerfs, part dans le jardin et gueule de plus belle en faisant 15 fois le tour de la piscine : "vas y bouffonne, viens me taper, viens me taper j'te dis ! Ca a une grande gueule mais ça fait rien !!". Ahah c'est chaud hein ? T'as vu un peu... Du coup, Xavier (le mari de Tatiana, ouai c'est leur secret en fait) arrive en courrant pour calmer sa bien aimée et tout revient dans l'ordre, la soirée peut commencer et la fête battre son plein.
Ca commence par la choré des garçons, en costards, chapeau melon (et bottes de cuir), chaises, tout ça, rien de plus normal pour une choré de cabaret, correct quoi. Et puis c'est les filles, habillées en style des années folles. Et vas y que ça se dandine autour de la barre, gentilment (je te rassure lecteur, rien de bien folichon). Mais, mais, mais ! Ophélie entre en scène en milieu de soirée, après le repas. Et alors là ! Et vas y que je te grimpe à la barre, que je me laisse glisser dessus la tête en bas laissant apparaître mon superbe string en dentelle, et vas y que je dandine mon popotin à 5cm du visage de Julien (un gars, baron de j'sais plus quoi, Savoie je crois), que j'écarte mes jambes les laissant tomber sur chacunes de ses épaules (genre le gars a le nez dans son string... désolée, mais c'est le terme exact !!) et encore une fois, j'en passe...
Tout ça pour dire que c'était digne d'un programme de M6 aux alentours de minuit... sauf que c'était à 18h et qu'à cette heure là, beaucoup d'enfants regardent la télé... Je peux vous dire chers lecteurs, que j'ai été indignée par le comportement de ces pseudos adultes qui s'expriment comme des chartiers et traitent des sujets qui ne devraient pas être diffusés à cette heure là... Personnellement, ils me font plus rire qu'autre chose, tellement je les trouve minables, mais je vous assure que pour un gosse de 8 ans, la compréhension n'est pas la même. Enfin voilà, petit coup de gueule contre certaines images de cette émission de télé réalité qui, à mon humble avis, ne devraient pas être diffusées à 18h.
Et vous, vous avez un avis là dessus ? ou bien je suis une vieille mamie catho de 80 ans aux idées carrément trop strictes ?
jeudi 01 février
Suis-je trop gentille ? (ou trop naïve ?)
Mode vénère on
- "Allo ?"
- "Oui c'est moi !"
Tut, tut, tut, tuuuuuuuuut (il a raccroché)
Y'a rien à rajouter...
Mode vénère off
dimanche 26 novembre
Il faut voir la réalité en face
Elle s’appelle Iliana. Elle ressemble à une publicité. Un long visage et des lèvres pâles, des yeux très verts, de longs cheveux noirs. Une beauté froide de magazine qui, à ce moment, trouve exactement sa place : sur le trottoir, c’est la seule beauté qui vaille. Au moment où tu la regardes, toi, vulgaire être de merde que tu es, tu ne penses pas à son charme, à sa séduction, à l’exquis défaut de cette personne, mais bien uniquement à sa géométrie plastique, aux proportions de son corps et à la découpe de ses traits, irréprochables.
Elle a 16 ans ; et n'avait qu'un seul rêve : celui de devenir mannequin, LE mannequin du moment ; celui que tout le monde s'arrache. Aujourd'hui, son seul et unique rêve est de se sortir de cette vie de merde, cette vie glauque que même un rat ne voudrait pas. Elle se résume à un but bien précis : 12 000 €. Point barre. Pour obtenir cette somme, il faut compter dix clients au minimum par soir. Pas d’exception : jour de règles, au lendemain d’un avortement, après un accident de voiture… Elle travaille, quelqu'en soient les conséquences. Autour d’Iliana, tapinent aussi des filles au poignet cassé après le passage d’un mac, ou qui ont 39 de fièvre. Certaines viennent d’arriver, elles ne parlent pas un mot de français et semblent âgées de 12 ans. D’autres, complètement shootées se bagarrent entre elles. Mais globalement, ces destins cohabitent sur le bitume. Iliana rit parfois avec d’autres filles, elle donne des cigarettes. Elle ne dit rien quand un proxénète serre le bras de l’une d’elles et lui parle très près du visage, elle ne dit rien non plus quand un type fait monter de force une prostituée, en plaquant sa main sur sa nuque pour qu’elle baisse la tête. On voit de tout.
Pour vous une pute, c'est une pute. Elle la choisie, c'est de sa faute. Elle aime baiser à tout va et sucer des bites inconnues. Mais, c'est bien autre chose : ce sont des cervelles détruites, des corps inconsistants, une vie de servitude, le tout dilué dans un vaste système de sexe et d'argent. Pour vraiment comprendre ce qu'est leur vie, il faut, passer devant cette armée d'ombres le long des boulevards, observer cette attente, et leur façon si particulière de se tenir debout, jamais vraiment stable, peut-être à cause des talons hauts. Ou bien se l’imaginer les jambes écartées, à l’arrière d’une voiture, derrière un buisson, ou dans une chambre d’hôtel sinistre. C’est idiot. Mais cette fille gagne sa vie en grimpant sur des mecs, en suçant des bites inconnues; cette fille, se fait prendre et insulter tous les soirs, on la tape, on l’humilie, c’est son gagne‑pain, son activité à elle. Comment fait-elle pour baiser avec dix mecs pendant la soirée, rentrer, prendre une douche puis se coucher ? Posez-vous la question un peu, réfléchissez. Comment cette fille peut se maquiller, se coiffer, s’embellir sans garder en tête l’idée que, chaque soir, son corps est un outil ? Comment une fille peut encore regarder les hommes sans y voir un sexe, tomber amoureuse ou, plus simplement, se laisser charmer par les minuscules détails de la vie, quand elle vit dans un enfer, et côtoie la mort chaque jour ?
Ses journées se déroulent, immenses et sinistres, dans une petite chambre d’hôtel du nord de Paris, que peuplent ses affaires : des vêtements, des peluches, des CD de musique bulgare. Une table, un lit, une armoire, une petite salle de bains avec douche : rien ne dépasse, tout est impeccablement rangé. Puis, elle devra se préparer : enfiler ses vêtements et se maquiller avec un stupéfiant détachement. Ses gestes sont mécaniques et simples. Ouvrir la penderie, choisir les dessous en skaï brillant, l’ensemble léopard, ou bien la combinaison de cuir. Du rouge à la place de la bouche, du mascara, du parfum. Elle va travailler. Elle s’apprête à s’envoyer en l’air avec une dizaine d’inconnus, elle prendra sans doute quelques gifles, avec un peu de poisse il fera froid, ou bien des types ivres la violeront, tout est parfaitement normal.
Lorsqu’elle parle, Iliana ne prononce jamais le verbe «prostituer». Elle préfère celui de «travailler». De la même façon, une étrange pudeur empêchera toujours Iliana de dire «mon mac», ou «mon proxénète». Elle dit «mon patron». A 18 ans, cette fille a peur en permanence. Ce soir là donc, tout est normal. Il est 19h, elle prends sa dose de coke et elle part. Mais elle en a ras le cul, elle veut se casser, c'est une question de vie ou de mort, elle l'avait bien compris. Elle ressemble de plus en plus à un cadavre ambulant, la peau si pâle, les yeux sans vie, anémieuse à souhait.
Cette nuit, elle refuse un client. Elle même ne comprend pas pourquoi. Elle sait juste qu'elle est épuisée. Ce connard commence à la ruer de coup, son visage est en sang, elle pleure, elle crie, personne ne vient, tout le monde regarde ce spectacle si plaisant à leur goût. Iliana est étalée sur le sol, sanglotant, meutrie. Toujours personne ne vient. Elle restera là toute la nuit. Son mac l'entraperçoit, il bouge son gros cul pleins de fric vers elle : à son tour il la bat ; il la bat à mort. Elle pleure, elle crie mais toujours personne ne vient. Les voitures tournent, les regards sont braqués sur la scène, tout le monde semble captivé, mais pas un seul ne l'aide, pas un seul ne la délivre de cette souffrance. Iliana doit partir à l'hôpital.
Elle s'appelait Iliana, elle avait 18ans. Maintenant, elle est morte.
jeudi 12 octobre
PUTAIN
Tous les mêmes ! J'en ai marre de vous. Arrêtez de croire que vous savez tout sur tout. Arrêtez de vous rendre interessants pour n'importe quoi, de vous mettre en avant à tout bout de champs. Vous me décevez de plus en plus. Vous me dégoutez. Vous me donnez la gerbe. Tous des cons. Sans exception ? Je ne l'espère pas pour votre orgueil, Messieurs.
Sur ce, mon coup de gueule est fini...
Photo : ce mec est trop beau ! =D



