mardi 08 avril
En toute simplicité...
8 avril 2008. Plus que 68 jours avant le début et 73 avant la fin. Le début du bac et sa fin. La fin du lycée aussi. Beaucoup de nostalgie, mais une grande envie que ça se termine, pour de bon. Une page se tourne, je vais de l'avant et je profite. C'est maintenant qu'il faut réussir pour devenir exceptionnelle. Je veux être exceptionnelle. Et j'y arriverai, croyez-moi. C'est pourquoi je vais fermer cette page, ou du moins y mettre un terme, car ça y est je suis passée à autre chose, ce n'est plus moi ici. Aujourd'hui je dis donc adieu à ces quelques mois de ma vie, à une partie de moi pour prendre mon envol et ne plus trainer ce fardeau de souvenirs. Merci à ceux qui viennent anonymement car ce sont souvent les lecteurs anonymes qui nous suivent assiduement et biensur merci à tous les autres. Je tire ma réverrence du cybermonde pour affronter un monde nouveau et bien réel, souhaitez moi bonne chance. Il faut une fin à tout. Je me retire.

Je ne te dirai jamais assez merci
samedi 15 septembre
Don't be worried
Mine de rien, il me manque.
C'est comme ça, j'y peux rien. Ca mettra certainement encore beaucoup de temps pour que je puisse vraiment passer à autre chose, je le sais, au fond de moi.
Je sais que tu en es conscient.
dimanche 02 septembre
J'ai envie de coeur de palmiers
Il est 19h45.
Elle vient de m'appeler. Jattends qu'elle se connecte.
Un mois et demi sans se voir, c'est long. Je n'aurais jamais pensé qu'elle me manquerait autant.
C'est fou comme la distance ouvre les yeux.
Rien que pour elle, je suis pressée de retourner en cours. Juste pour réentendre sa voix me demander si je peux ramasser sa gomme qu'elle a fait tomber et qui a attéris sous ma chaise. Elle fait toujours tomber quelque chose sous ma chaise.
Ou bien pour recevoir un message de sa part à 07h30 me demandant à quelle heure j'arrive au lycée et de l'attendre. On s'envoit toujours des messages inutiles.
Je veux retourner au lycée et me retrouver encore à ses côtés à chaque cours. Parce qu'il n'y a qu'avec elle que je suis vraiment bien.
J'ai envie qu'on repasse des heures à parler pour ne rien dire, à se marrer pour rien, à critiquer comme on sait si bien le faire, à pleurer dans les bras de l'une de l'autre pour des histoires de coeur ou de famille, à faire les connes, à s'emmerder mutuellement, à se provoquer gentilment et à se dire que le lycée c'est trop la merde.
Ses "Anaïs t'es chiante tu le sais ça ?" qu'elle me dit tout en rigolant me font toujours autant hurler de rire.
Nos projets d'avenir parisiens, notre coloc' dont on rêve depuis tant d'années, nos yeux pleins d'étoiles dès qu'on aborde le sujet, nos "y'a pas moyen faut qu'on soit dans la même ville après le bac", nos vieux délires à mater les mecs et à s'inventer des codes, nos heures de taf commun à se coucher à pas d'heure pour boucler un devoir, nos entraides, nos "t'as pas un message à me dépanner ?", ma trousse qui se vide au fur et à mesure de l'année qui se retrouve dans la sienne, nos barrettes et élastiques communs, nos "chiche tu me ramènes une boule avec de la neige qui tombe sur la tour Eiffel ?" ou "chiche tu me ramènes le truc le plus moche que tu trouves ?", nos rêves d'avenir et j'en passe...
Qu'est-ce que tu as pu me manquer...
Certain(e)s se foutront certainement de moi après ce texte, mais tu es probablement la seule à savoir la réaction que j'aurai à leur égard. Tout ce que je pense de toi tu le sais déjà, tu as toujours été là au bon moment, les bons comme les mauvais.
Ce que tu représentes pour moi ne s'explique pas, une amie, une confidente, une soeur...
Grâce à toi, je suis devenue ce que je suis maintenant.
Je t'aime.
mercredi 06 juin
Sur un air de Baby one more time
Hier soir, j'ai été au bowling. Cela faisait bien 8 ans que je n'y avais pas mis les pieds.
Il y a 8 ans, j'étais une fan invétérée de notre Britbrit internationale et j'aimais pas Christina Aguilera, sa plus grande rivale. J'étais abonnée à mon magazine fétiche : Starclub. Tous les 15 du mois, je l'attendais avec une telle impatience que le jour de son arrivée, je passais la journée à le dévorer, m'inpregnant des derniers potins ou des dernières frasques de nos amies les stars. Et, quand je l'avais terminé, lu jusque dans les moindres recoins, regardé au moins 20 fois chaque photo et relevé toutes les adresses de Fan Club, je prennais mon courage à deux mains et arrachais chaque page, découpais la moindre petite photo ou fiche chanson de MA Britbrit. Ensuite, je les classais dans un porte vue réservé exclusivement à Britney. Sur la couverture, on pouvait y voir plusieurs photos d'elle, les mots "BRITNEY SPEARS" écrit au moins en taille 48 et pleins de petits coeurs faits avec un marqueur doré. Je faisais même des échanges d'articles et de photos avec mes cousines. Elles, elles étaient fans de Sarah Michel Gellar et de Christina Aguilera (la méchante).
A chaque date de sortie d'album ou de single, j'étais dans les starting blocks, prête à l'attaque et surtout à piétiner toutes celles qui oseraient prendre celui que JE convoitais. C'était du sérieux, les sorties d'album de Brit. Je les avais tous, que ce soit album ou single, collector ou best of. De plus, le fait d'être abonnée à Starclub ne satisfaisait pas suffisament ma demande en page Britney. Alors, dès que ma maman allait faire ses courses hebdomadaires, elle me ramenait un magazine dans lequel Brit apparaissait. Et, le must du must, c'était quand j'avais un bon bulletin, j'avais droit au Hors Série spécial Britney Spears. 70 pages avec QUE Britney. Imaginez ma tête quand elle me l'offrait... Un sourire niais, des yeux éblouis et des mains qui l'entourent à la taille. Je montais immédiatement dans ma chambre en courant, j'allumais mon poste radio/cassette/lecteur CD que mamie m'avait offert à Noël, Britney à fond et moi calée dans mon lit, dévorant le Hors Série.
Mais, ce n'est pas tout, j'exhibais aussi le total look Britbrit : les couettes, le jean, le top au dessus du nombril avec biensûr Britbrit en gros accompagné du slogan "Baby one more time" et les compensées... J'étais fière, car j'avais LE t shirt Britney Spears quoi. Toutes mes copines le voulaient et me demandaient où je l'avais acheté. Je leur ai jamais répondu. Les filles, mes amies de primaires, je vais enfin vous avouer où je l'ai dégoté (certaines se diront que c'est un miracle que je crache enfin le morceau :-) Dans mes Hors Série, il y avait deux pages privilèges qu'on ne trouvait dans aucun autre magazine : deux pages remplies de produits dérivés Britbrit à des prix défiés en toute concurrence (biensûr, à 30€ le t shirt, la bonne blague) ! J'étais insouciante à l'époque, pour moi, 30€ avec Brit sur mon bidon, c'était donné !! C'était mamie qui me l'avait offert, pour Pâques (oui, je croyais plus aux cloches, quand même). Je crois que j'ai l'ai porté pendant 1 semaine non-stop nuit et jour.
Et puis, je connaissais la chorégraphie de son premier tube. Mes pauvres parents avaient droit tous les soirs à un mini spectacle sur des airs de "my loneliness is killing me" ou de "you drive me crazy, I just can't sleep". Et évidemment, les paroles de tous ces tubes n'avaient plus aucun secret pour moi. J'allignais une série de son, de syllabes que je percevais sans savoir ce que cela signifiait.Toute une époque.
Bref, je m'égare, revenons à notre bowling. A 10 ans donc, je devais pas être plus grande que trois pommes superposées et certainement que mon bras droit n'était pourvu que d'une force de mouche. C'est vous dire à quel point je luttais pour non seulement porter la dite boule du range boule jusqu'à la piste mais ensuite pour la lancer. Le plus souvent, elle atérissait droit dans la goutière et avait du mal à arriver au bout de la piste ou restait planter au sol, devant mes pieds... Alors, Papa-le-plus-fort-du-monde-entier-et-surtout-plus-fort-que-le-papa-de-la-copine, arrivait et m'aidait à la lancer. Tout de suite, ça allait largement mieux. En gros, j'étais nulle, pas du tout prédestinée à une carrière de bowlingueuse si tu vois ce que je veux dire. Le pire du pire arrive maintenant. Un jour, alors que je voulais faire ma grande devant mon cousin, plus âgé que moi et atrocement beau, j'ai pris la boule, mais pas la même que d'habitude. Cette fois là, j'en avais pris une plus lourde. Je voulais lui montrer à celui là que j'étais pas une chochotte, non mais oh ! Et puis, l'accident arriva... Mes petits bras lachèrent et la fameuse boule tomba directement sur mes petits petons. Que fut le traumatisme après cette malchance voulue. Arpès ce choc émotionnel intense, je refusais d'y retourner. De ce fait, je n'avais plus remis les pieds dans un bowling depuis.... hier.
A dire vrai, je n'étais pas vraiment enjouée à l'idée de retourner sur ces pistes glissantes ou des boules de plomb se ruent sur mes pieds. Mais là, les circonstances ont fait que je ne pouvais pas louper cette soirée. Quelque peu réticente, j'y ai donc été, accompagnée de mes coéquipiers de Badminton et biensûr de notre cher professeur/entraîneur. Evidemment, je me suis retrouvée première sur la liste des lanceurs... merci qui ? (monsieur le prof qui soidisant par galanterie m'a cédé the first place [j'étais l'unique représentante féminine durant cette soirée]). Bref, on va changer nos chaussures, j'enlève mes précieuses converses, les confie à une employée et demande du 38. Et là, Horreur et putréfaction ! Elle me tend des espèces de chaussures bicolores vertes/blanches, à scratch (oui, comme quand t'as 4 ans et que tu sais pas faire tes lacets...) ressemblant éperdument à des chaussures de chlown. Tu sais, les chaussures plates, larges et diformes qui te font des pieds inhumains ? Me voilà donc chaussée, je pars choisir ma boule avec une démarche canardesque (due aux chaussures, je précise, je marche droit en tant normal !). Il y a plein de range boule avec plein de boules où un 14 est écrit dessus. Je me suis dis "oh 14, ça devrait le faire, c'est le jour de mon anniversaire". Grossière erreur. Mes doigts se mettent dans les trous apropriés de la boule, se plient, mon bras fait un mouvement de soulèvement, la boule s'approche de mon buste quand soudain, je sens mon bras lâché. Oh que non pas encore cette fois ! Mon bras gauche vient donc à la rescousse, je repose difficilement la boule dans le range boule et m'exclame essouflée "ça, c'est trop lourd pour moi, il me faut maximum du 10 à ce train là !". Bonheur, j'entend une voix me crier "Anaïs, y'a du 9 là si tu veux !" Houraaaaa :-D
On fait les équipes, je m'excuse directement auprès de mon coéquipier malchanceux qui se retrouve avec moi par le hasard du tirage au sort et tout commence, avec moi biensûr... Je lance donc la première ma boule. Et là, miracle, boum, d'un coup neuf quilles par terre (sur dix) !! Sauf que, à ce moment là, j'entend un vieux mieeerrrrpppppeee (son stridant annonçant que c'est pas bien). Effectivement, mon pied avait mordu la ligne. Douée la pop. Durant mes autres tentatives, rien de bien glorieux non plus. Mais ! Quand le professeur/entraîneur a eu la bonne idée de miser un dessert au Mac Do si jamais je faisais un strike, tout de suite j'ai senti cette rage de vaincre monter en moi. J'avais un Mac Flurry au dain à la clé, tout de même, ce n'était pas rien. J'ai répondu d'un "pari tenu" bref et sec, droit dans les yeux. Non, ça c'est pas vrai, j'ai rétorqué que je n'y arriverai jamais au vue de ma performance quasi nullissime jusqu'à présent. Mais bon, un Mac Flurry au dain !! J'ai donc pris en main ma boule violette/mauve numéro 9, me suis reculée de trois pas derrière la ligne interdite, ramené la boule au niveau du visage, visant bien la quille centrale, pris deux pas d'élan et vlan, la boule était partie. Je la regardais fixement, les cinq secondes me séparant du verdict me paraissaient être une éternité. Le choc entre la quille centrale et la boule émis un bruit sec et aigu. Huit quilles tombèrent quasiment instantanément. Seul deux quilles restèrent plantées sur la piste, une à chaque extrémité, debout à me narguer avec leurs bandes rouges insolentes. Déçue, je fis demi tour. Je me redirigeais sur mon siège quand j'entendis "bam ! bam !". Les deux quilles étaient tombées, raides mortes les cocottes héhé. A moi le Mac Flurry !! Au tour suivant, pleine de confiance, j'ai refais un strike. Comme quoi...
Et, au classement, notre équipe est arrivée troisième !! Pas si mal quand même.
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Qu'une chose à clamer : vive Britbrit et vive le bowling !
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Et toi, des souvenirs d'enfance ? Prêt(e) à tout pour n'importe quoi ?
dimanche 29 avril
Comme une envie de Nirvana dans les oreilles
Le temps est lourd en cette fin d'après midi. Le ciel gronde, nous menaçant d'un orage prochain. Je suis dehors, allongée dans l'herbe tiède et moelleuse. Mes cheveux sont lâchés et sentent la cannelle. Le vent se lèvent et mes mèches brunes me caressent tendrement le visage. Je souris et une goutte d'eau meurt sur ma pommette droite. Elle est fraîche, mais pas trop. L'air sent l'été, le blé, la mer et la chaleur. Les gouttes claquent contre le sol dans un bruit vif et sec. Tout le monde court se mettre à l'abris, et je reste là, au milieu de nulle part, appréciant chaque goutte de pluie qui m'effleurent la peau et le corps. Je suis trempée, et je ris. Je ris aux éclats. Je le vois au loin sortant d'une boutique avec un sac, se rapprochant petit à petit de moi. Il ris aussi. Ses dents blanches étincèlent sur sa peau matte. Il est beau. Je me lève à son approche, il lâche son sac et me prends dans ses bras. Ses bras où je me suis toujours sentie bien, en sécurité et aimée. La pluie continue de tomber, l'eau dévalant tel un torrent dans le canniveau de la rue, les éclairs éclatent et le ciel tonne de plus belle. Je suis toujours dans ses bras, la pluie ruisselle sur mon visage, laissant quelques gouttes sur son passage. D'un geste tendre il me les ôte une par une, mais elles reviennent. Il sourit, me regarde amoureusement. Ses mains se mettent de part et d'autre de mon visage, mes yeux se lèvent pour se plonger dans les siens. Son regard... Si profond, si noir. Ses lèvres si douces s'approchent lentement des miennes. Un éclair jaillit du ciel. Je sursaute. Je ris. Il ris. Doucement, il m'embrasse. Un si beau baiser, si évocateur, si envoûtant. Un baiser éternel qui ne tombera jamais dans l'oubli. On ne sera jamais loin l'un de l'autre, même malgré la distance. Je vis en toi comme tu vis en moi et ce, depuis ton arrivée. Les choses ont changé depuis, mais je ne te le dirais jamais assez, je t'aime.
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Photo : rien à voir avec le texte. Comme une envie de Deauville...
