p0peline

mardi 26 mai

Conte de fées moderne adapté aux plus de 18 ans

Once upon a time...

Chou ♥

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jeudi 21 mai

We are what we don't see, missed everything daydreaming. Flames to dust, lovers to friends, why do all good things come to an end ? And we'll keep on fighting untill the end. No time for loosers. But it's been no bed of roses. Dis moi si j'dois partir ou pas. Car je suis fou de toi, quand tu n'm'appartiens pas. J'aurais préféré pour toi juste inverser le cour des choses. J'aurai aimé de toi la certitude d'un geste, simplement quand ça ne va pas ne pas se fuir comme la peste. J'aurais préféré ma foi éviter nos sombres démences. J'aurai bien voulu tu sais tenir le cap, sauver les murs, courir sans m'arrêter, ne pas frissonner sous l'armure. J'aurais aimé tu sais éviter nos fausses mesures. J'aurais même préféré de nous une lettre d'injures. J'aurais voulu parfois, oui t'étrangler au quatre vent, te serrer dans mes bras... Ah ça je l'ai voulu souvent. I waited for so long outside myself. You see I was pretending to be someone else, I was longing to see who I wanted to be. And I've been waiting on my own, I've been waiting for too long. Not strong enough to be with you. And I've been making up my world, I've been painting it with gold. Not strong enough to see you. I irrigated illusions and let them grow. How can I pacify myself and let go and I ran wild to see who I turned out to be. I just wanna be free in this way, just wanna be free in my world. Allez viens, j't'emmène au vent, je t'emmène au dessus des gens, et je voudrais que tu te rappelles, notre amour est éternel et pas artificiel. Je voudrais que tu te ramènes devant, que tu sois là de temps en temps. je voudrais que tu m'appelles plus souvent, que tu prennes parfois l' devants et je voudrais que tu te rappelles notre amour est éternel et pas artificiel. I can't remember when it was good, moments of happiness elude, maybe I just misunderstood. All of the love we left behind watching the flash backs intertwine memories I will never find. So I'll love whatever you become and forget the reckless things we've done. Nothing will ever stay the same. All of the love we threw away, all of the hopes we cherished fade, making the same mistakes again. Elle passe ses nuits sans dormir à gâcher son bel avenir. Dieu que cette fille a l'air triste, amoureuse d'un égoïste. Elle passe sa vie à l'attendre pour un mot pour un geste tendre. Elle le suivrait jusqu'en enfer et même l'enfer c'est pas grand chose, à côté d'être seule sur terre. Elle l'aime, elle l'adore, plus que tout elle l'aime, c'est beau comme elle l'aime. C'est fou comme elle aime. Il a des droits sur son sourire, elle a des droits sur ses désirs. Elle sait rester là sans rien dire pendant que lui joue ses délires, en rêvant qu'il va l'emmener passer le reste de sa vie tout simplement à l'écouter. Elle sait comprendre sa musique, elle sait oublier qu'elle existe. Mais Dieu que cette fille prend des risques, amoureuse d'un égoïste. I was made for loving you baby and you were made for loving me. And I can't get enough of you baby, Can you get enough of me.


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Une vie de chiffres, de nombres et de calculs ininterrompus

137, c'est le nombre de pages à apprendre en Science Po
19 mai, c'est le jour où j'ai revu G
2 ans, le nombre d'années depuis lesquelles je n'ai pas vu G
26 mai, c'est le jour du partiel de Science Po
9, c'est le nombre de mois qui me sépare de mon ancienne vie
5 euros, c'est la somme qu'il me reste sur mon compte en banque
12, c'est la moyenne que je dois avoir ce semestre pour avoir mon année
28 mai, c'est le jour du partiel de Droit Constit'
60, c'est le nombre de jours depuis lesquels je connais J
40, ça doit être le nombre de jours que j'ai passé avec J
2 juin, c'est le jour du partiel de Droit Civil des Biens
11 juin, c'est le début des oraux
20 juin, retrouvailles avec les anciens de primaires
3, nombre de jours que je vais passer à Montpellier
24 juin, Deauville
1 semaine, c'est la durée de mes vacances avec Shibbou
4 juillet, début de la saison et du boulot


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Some things never change

Décidément, le destin a décidé de me jouer bien des tours des temps-ci.

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mardi 14 avril

Sacred Spirit

" Ce que vous voulez demain se prépare dès aujourd'hui "
Soit.
Et après ?

Qu'est-ce que je veux demain ? Comment le savoir ? Et pourquoi pas après demain d'abord ? Et puis même, comment je m'y prend pour préparer "ça" dès aujourd'hui ?

Comment je m'en sors moi avec toutes ces questions ? Comment je m'en sors tout court d'ailleurs...

Tout ce que je sais, c'est qu'à l'heure actuelle, j'ai besoin de calme, de sérénité pour tout remettre en ordre, parce que là, c'est bel et bien le bordel dans ma tête. Je ne sais même pas ce que je viens faire là et ce que je viens y chercher... Peut être parce que c'est la dernière solution, l'ultime tentative.

Il faut que je parte. J'étouffe. J'ai besoin d'air, de liberté, de silence, de grandeur, d'harmonie. Je dois me ressourcer. Loin de tout et de tout le monde. Tout m'énerve. J'ai du mal à comprendre pourquoi le destin s'acharne toujours sur les mêmes. Et j'aimerais savoir comment il choisit ses victimes, en fonction de quels critères. Sous prétexte qu'une personne détient en apparence tout ce dont rêverait n'importe qui, tu te dis "ah non c'est trop parfait tout ça, il faut bien une ombre au tableau", tu parles d'une "ombre au tableau"... Une tare, un défaut plus gros que toutes les qualités réunies, un démon enfoui au fond des entrailles, voilà la triste réalité. Cher destin, j'avoue que tu me laisses dans l'incertitude : dois-je te haïr ou bien dois-je t'idolâtrer pour la soi-disant justice que tu émets ? Pourquoi te sens-tu si obligé de toujours tout gâcher ? Pourquoi la clé de ce mystère n'est-elle pas insolente de facilité ? Pourquoi devons nous sans arrêt et toujours plus lutter pour un misérable quartier de bonheur, de plaisir, d'amour, de réussite pour au final en payer le prix cher ?

On n'a rien sans rien. Certes.

Et bien pourquoi pouvons nous tout avoir pour rien ? Tu nous souhaites tous les malheurs du monde sans aucune raison, juste pour le plaisir d'observer nos petites vies minables et sans attraits. Où est ta soi-disant justice alors ?
Certains ont tout, d'autres n'ont rien. Les plus chanceux d'entre nous naissent sous une bonne étoile, pour d'autres le destin s'abat sur eux comme un éclair et détruit toute source de bien-être, d'épanouissement, de passion laissant place à une série d'événements plus intrigants les uns que les autres. Tout y passe, de ta famille à ton parcours scolaire et professionnel, de ta vie amoureuse à tes centres d'intérêt.

Tu perds tout, petit à petit, doucement, mais sûrement. A quoi ça servirait de précipiter les choses, ne dis-t-on pas que plus la mort est lente, plus elle est douloureuse ? Et bien ici, ce proverbe s'applique aussi. Perdre tout d'un coup est certes difficile, mais voir tout ce qui est le plus cher à tes yeux disparaître au fur et à mesure sans que rien ne puisse agir en ta faveur, est pire que tout. Tu es face à ton impuissance, elle devient même ta meilleure amie... On ne lutte pas contre la destinée. Les choses arrivent parce qu'elles doivent arriver.

" Elle est morte parce que c'était son heure, c'était écrit, tu n'y peux rien "
" Je t'aime, mais je te quitte. Je ne sais pas pourquoi, c'est juste comme ça, tu n'y peux rien "
" Tu as changé, tu t'éloignes de tes racines, n'oublie pas d'où tu viens, ne renie pas tes origines, tu nous tournes le dos inconsciemment. Tu mènes ta vie, sans nous. Tu es devenue une étrangère. C'est le court de la vie, tu n'y peux rien "
' La maladie va l'emporter dans très peu de temps, accepte cette finalité et fais face à la situation. Arrête de nier l'évidence, tu ne peux rien faire contre, tu n'y peux rien"

Prends-toi tout ça dans la gueule et fais face, continue d'espérer, ne te laisse pas abattre. La roue tourne un jour, tout ce qui t'entoure n'est pas que de mauvaise augure. Sois forte, un jour tu auras tout pour toi.

Convaincant ? Rien qu'une seconde.

Comment penser à demain quand aujourd'hui est ainsi. J'ai besoin de temps, pour me retrouver en phase avec moi même, confronter toutes ses idées et y trouver une logique, un lien. Ne cherchez pas à me comprendre, tout n'est que complexité, incompréhension et remise en question perpétuelle chez moi.

Néanmoins, le destin semble me jouer des tours : il m'envoie des coïncidences. Peut être la réponse à tout ce bordel, la lumière au fond du tunnel obscur. Je me prends à espérer, je ne devrais pas pourtant. A chaque fois que je me suis laisser tentée, je suis tomber de haut. Et pourtant, je suis toujours debout. Mais pour combien de temps encore ? Puis-je encore t'accorder ma confiance et croire ?

Malgré tout, j'ai envie d'avoir la foi.

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samedi 15 novembre

Always fighter

Ca fait un bail que je n'ai pas pointé le bout de mon nez ici. Une revenante vous allez dire. A vrai dire je ne suis jamais vraiment partie. Il est pourtant juste de dire que ce blog a connu une partie de ma vie qui est maintenant derrière moi, j'ai changé. Mais cela m'empêche-t-il d'écrire ici ? C'est ce que j'ai envie de vous demander ce soir. Certainement que personne ne répondra parce que cette page est laissée pour abandonnée depuis bien longtemps, peut être trop longtemps. Tellement de choses ont changé depuis le 8 avril 2008. J'ai eu mon Bac mention assez bien mais je sais que j'aurais pu mieux faire ; je suis rentrée en fac de droit à Lille mais je sais que j'aurais pu mieux faire ; j'ai des résultats plus que corrects mais je sais que je peux mieux faire. On peut toujours mieux faire, c'est vrai, mais c'est après que l'on s'en rend compte et qu'on regrette pas mal de nos actes. Hier soir, une amie de fac est tombée par hasard sur un blog et a réalisé qu'elle en connaissait l'auteur, en l'occurrence moi. Elle est ensuite venue me parler, me complimenter sur ma façon d'écrire et me dire qu'elle se retrouvait complètement ici. Et c'est là, là que j'ai réalisé à quel point écrire me manquait. Vous savez, me dire qu'on se retrouve dans ce que j'écris est la plus belle chose au monde, c'est comme me dire que mes photos vous procure telle ou telle émotion ou vous voir pleurer à l'écoute d'un morceau de piano que j'interprète. Il n'y a rien de plus gratifiant pour quelqu'un comme moi qui par différents procédés suscite la critique, les sourires, les rires, les larmes, les compliments et tout simplement l'émotion humaine. Et à cet instant précis, j'ai eu envie de recommencer, repartir à zéro, mais en mieux. Cette fois je ferai mieux, je veux au moins une fois dans ma vie faire mieux que prévu. Et je le ferai ici, après tout j'ai commencé ici et je m'y sens bien finalement. Toute mon évolution se trouve là sous vos yeux. Mon style d'écriture, de photographier, de penser, tout ça a changé et le changement a opéré ici même. Ce blog c'est ma vie pendant plus de deux ans, mes états d'âmes d'adolescente, en passant des larmes aux rires, de l'enfant à l'adolescente, de l'adolescente à l'adulte. Certaines choses restent, quelques ami(e)s, quelques pensées, quelques amours enfouis très profondément mais toujours existants, quelques envies et quelques rêves. Alors je vous propose maintenant de reprendre ce chemin avec moi, finir ce que j'ai commencé ou plutôt le perpétuer.
Car nous n'avons qu'une vie et que ceci me tient énormément à coeur.

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mardi 08 avril

En toute simplicité...

8 avril 2008. Plus que 68 jours avant le début et 73 avant la fin. Le début du bac et sa fin. La fin du lycée aussi. Beaucoup de nostalgie, mais une grande envie que ça se termine, pour de bon. Une page se tourne, je vais de l'avant et je profite. C'est maintenant qu'il faut réussir pour devenir exceptionnelle. Je veux être exceptionnelle. Et j'y arriverai, croyez-moi. C'est pourquoi je vais fermer cette page, ou du moins y mettre un terme, car ça y est je suis passée à autre chose, ce n'est plus moi ici. Aujourd'hui je dis donc adieu à ces quelques mois de ma vie, à une partie de moi pour prendre mon envol et ne plus trainer ce fardeau de souvenirs. Merci à ceux qui viennent anonymement car ce sont souvent les lecteurs anonymes qui nous suivent assiduement et biensur merci à tous les autres. Je tire ma réverrence du cybermonde pour affronter un monde nouveau et bien réel, souhaitez moi bonne chance. Il faut une fin à tout. Je me retire.

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Je ne te dirai jamais assez merci

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mardi 22 janvier

Les yeux fermés, les doigts qui filent et le coeur qui pense.

Cet après midi le ciel était d'un bleu parfait, les rayons du soleil caressaient ma peau blanche d'hiver, il faisait bon. L'herbe du jardin était grasse et commençait à être moelleuse, comme au printemps. J'étais pieds nus et je n'avais qu'une seule envie celle de m'allonger par terre, me détendre, fermer les yeux, penser, les écouteurs aux oreilles. Et puis, parmi la lecture aléatoire, il y a eu cette chanson que je n'avais pas encore écoutée. Un piano-voix comme je les aime. J'ai été surprise par le jeu du piano qui crée une mélodie à la fois mélancolique et énervée, les paroles si simples mais pourtant pleine de véracité et de jugement de soi même, l'interprétation toute en douceur amplie de sincérité et de pudeur, l'émotion qui émane de ces cinq minutes et cinquante neuf secondes d'amour. A l'écoute de ces quelques notes et de ces mots, j'ai repensé à tellement de choses...à moi, et à ces quelques "ils" que j'ai pu avoir dans ma vie. Que d'amours gâchés. Je les ai aimés, vraiment. Mais pas assez pour continuer, pas assez pour rester encore aveugle et naïve, pas assez pour essayer, pas assez pour avoir confiance. C'est certainement de ma faute, mais peut être aussi un peu de la leur si je ne suis plus aussi confiante que j'en ai l'air. J'ai vécu des mois merveilleux d'amour avec certains, mais ça s'est toujours mal fini. Et toujours par mes paroles, jamais par les leurs. J'étais amoureuse, comme par magie et comme cet artiste le dit "être amoureux ça rend fout d'amour". Et puis, d'un coup tout change, c'est toujours sa faute à lui. Une fois l'histoire finie, une fois la tempête passée, on se souvient des bons moments, on sourit, les larmes synonymes du passé montent aux yeux dans lesquels des tonnes d'images défilent, et on se dit qu'on aime, encore et toujours. Et c'est quand on croit que c'est finit, au dernier moment, qu'on repense au commencement et qu'il y repense aussi. Chacun dans notre coin, chacun dans notre vie, on pense à l'un l'autre. Même s'il ne fait plus partie de ma vie pour différentes raisons, je l'aimerai toujours, comme une folle.

Je ne pensais pas dire ça un jour.

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samedi 19 janvier

Nikon D40x, enfin.

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La première est incontestablement ma préférée. Merci Shibbou.

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dimanche 02 décembre

I have a dream

Il est 8h30 et l'appartement n°7 du 16 Avenue Foch est en pleine ébullition. Il ne trouve pas sa cravatte, Hannah a perdu sa barette à strass et Louis n'est pas encore coiffé. Et elle, elle se rend compte qu'elle a oublié un dossier au tribunal. Elle enfile son tailleur noir Armani, tire ses cheveux longs et bouclés et les rassemble en un chigon parfait, sort son poudrier Guerlain et tout l'attiraille de la même marque, et se maquille en vitesse, le résultat est à la hauteur de ce qu'elle attendait. Maintenant, c'est mission commando : à la recherche de la barette à strass. Et, de la main gauche, elle coiffe les cheveux ébouriffés de Louis. Les enfants sont prêts. Reste à le satisfaire : sa cravatte. Elle le persuade que la grise va aussi bien que la noire qu'il ne trouve pas. Il lui fait confiance et lui adresse un tendre sourire. C'est à cet instant précis qu'elle se dit en son propre intérieur qu'elle l'aime et qu'elle ne regrette rien. 8h50, il part et emmène les enfants à l'école. Quant à elle, elle descend au rez de chaussée, n°2 et pousse la lourde porte en chêne à côté de laquelle trône une plaque dorée "Avocate à la cour d'appel de Paris". Sa secrétaire n'est pas encore arrivée, ce n'est pas bien grave, se dit-elle. Elle alla se faire couler un café et s'installe dans le fauteuil en cuir qu'elle avait récemment acheté pour mettre dans son bureau. Des dossiers de toutes les couleurs forment de grandes piles un peu partout dans la pièce. Assise, elle les contemple d'un air dépité en premier lieu, elle se reprend ensuite et se dit qu'elle n'a pas à rechigner, que ce métier elle l'a désiré et qu'elle en a bavé pour y arriver. Elle vide donc sa tasse en vitesse et se met aussitôt au travail. Sa secrétaire ne tarde pas à arriver, et elles se mettent à discuter de l'affaire B tout le reste de la matinée. Il est maintenant midi. Léa sonne au N°2 du 16 Avenue Foch, elle raccroche son portable et va lui ouvrir. Elles se voyaient ainsi tous les Jeudi midi. Elles partent toutes les deux et se racontent les dernières nouvelles. Elles se connaissaient depuis une quinzaine d'années maintenant. Elle aussi avait eu des enfants et s'était mariée, avec son amoureux des années lycée. Elle lui parle d'un projet de monter une boite de stylisme, son rêve depuis le collège. Elle approuve, comme toujours. Elles se séparent après le repas. Elle appele un taxi qui se dirigea vers le tribunal, elle a une affaire importante à plaider cet après midi. 16h30, le jugement est terminé, et elle a remporté ce procès. Il est maintenant temps pour elle d'aller à la sortie de l'école. Ils retournent tous les trois au 16 avenue Foch, les deux montent au n°7 et elle retourne au n°2. Elle est loin d'avoir fini... Il est maintenant 21h et il pleut Avenue Foch. Il court en costume taillé sur mesure sous un parapluie noir qui se retourne à chaque raffale de vent. Ses enjambées finissent dans des flaques d'eau et éclaboussent les vieilles dames, foulard Hermès au cou, qui se retournent et pestifèrent. Sa femme l'attend sous le porche, ils sont en retard. Ils sont invités quelques rues plus loin à un dîner chez des amis. Leurs cheveux sont trempés, mais ça ne les empêchent pas de s'embrasser comme au premier jour. Elle lui murmure à l'oreille qu'elle n'a aucune envie d'aller à ce dîner, alors le regard en coin et le sourire aux lèvres, il lui rétorque que lui non plus. Il laisse alors échapper le parapluie, lui prend la main et la plaque contre le mur de l'immeuble. Ses yeux plongent dans les siens, elle se rappela le premier jour de leur rencontre. Il lui demande si elle a envie de faire un tour à Montmartre, comme avant. Elle n'hésite pas une seconde. Les escaliers, le Sacré Coeur, le Carroussel, les rues étroites, elle adore ce quartier. Ils y passaient beaucoup de temps tous les deux auparavant. Ces derniers temps, ils s'étaient un peu oubliés, à cause du travail. Il s'en était rendu compte et désirait que tout redevienne comme avant. Il l'emmène alors dans un petit resto de quartier, ils se dévorent des yeux pendant tout le repas. En fait, rien n'a changé, tout est comme au premier jour. Ils oublient pendant un instant le présent, et retournent une dizaine d'années plus tôt. Rien que tous les deux. La nuit ne fait que commencer...

Posté par __p0p à 18:47 - - Commentaires [8] - Permalien [#]



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